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Portrait - Cédric Bonneau, un électricien 2.0 au conseil de l’ORCAB

Mis à jour le 21/10/2026

Cédric Bonneau

Cédric Bonneau est un artisan au profil atypique, portant la double casquette d’électricien et d’informaticien. À 38 ans, cet « électricien 2.0 », comme il aime à se qualifier, a intégré le conseil d’administration de l’ORCAB lors de l’assemblée générale du 28 mai dernier. Associé de LIGARTIS, il reprend le siège de Jérôme Charrier, directeur général de la coopérative, lui-même féru d’informatique et de technologie.

Cédric est le fondateur de Netx Group, une société implantée à Allonnes, aux portes de Saumur (49), qui regroupe quatre marques : Netx Connect, qui se
consacre à la téléphonie et aux outils de visioconférence, Netx Informatique, qui assure la maintenance et la gestion de parcs informatiques, Netx Security, qui installe des systèmes de vidéoprotection, d’alarmes et de contrôle d’accès, et Netx Systems, qui intervient sur des travaux d’électricité et de domotique. Une cinquième entité verra bientôt le jour autour du photovoltaïque : Netx Energy. Son équipe, composée d’une assistante, de quatre informaticiens et de six électriciens, est formée aux dernières évolutions du métier.

Cédric BONNEAU

« Je suis passionné d’informatique et de technologie depuis que je suis gamin, se souvient-il. À l’époque, je bidouillais déjà des petites caméras pour surveiller ma chambre. » 

À 14 ans, son grand-père, charpentier, l’aide à trouver un électricien pour apprendre le métier en dehors des temps scolaires. Aux côtés de l’artisan, associé de COVAP, Cédric baigne très tôt dans l’univers coopératif. Quand il entame son CAP-BEP Électrotechnique, il a déjà en tête de créer sa société. Pour parfaire son parcours de futur entrepreneur, il passe un bac pro et un BTS en lien avec le commerce et la relation client

Cédric devient associé de LIGARTIS en 2016, quand il achète son entreprise. Deux ans plus tard, il devient administrateur. « Je suis rentré dans le conseil avec l’envie d’accompagner la coopérative et mes collègues associés dans l’évolution technologique. » Ce sont les mêmes raisons qui le poussent à rejoindre le conseil d’administration de l’ORCAB, même si « c’est une tout autre dimension » et que cela demande « beaucoup de présence et d’énergie ».


Le jeune coopérateur a d’ailleurs réorganisé son entreprise en délégant plus, pour pouvoir consacrer tout le temps nécessaire à ses nouvelles fonctions. Il a ainsi pu participer au séminaire de Loches en juillet dernier, au cours duquel il a perçu l’enjeu majeur de la coopération entre les coopératives.

Cédric Bonneau

« Je suis rentré dans le conseil avec l’envie d’accompagner la coopérative et mes collègues associés dans l’évolution technologique. »

Cédric Bonneau

Son ambition est de faire profiter le groupement de son expertise et de sa vision. « Les concurrents avancent, il ne faut pas se laisser dépasser », affirme-t-il. Pour lui, cela passe par l’accompagnement des artisans vers une modernisation de leurs pratiques, pour gagner du temps dans leurs devis, entre autres.


« L’ère du papier est révolue, il faut soutenir les artisans dans la transition numérique. Il existe des outils facilement accessibles sur smartphone, par exemple pour scanner une pièce en 3D grâce à la technologie du LiDAR. Il faut suivre les évolutions technologiques, comme l’IA, même si je me rends compte qu’elle peut faire peur. Une chose est sûre, si elle peut aider à gagner du temps, elle ne remplacera jamais le savoir-faire des artisans », conclut le nouvel administrateur.